Avec la K4, Kia lance un croisement compact entre une technologie thermique éprouvée et un design électrique moderne. Ce modèle remplace la célèbre Ceed, même si la marque Kia ne le dit pas elle-même.

Aucun! C'est le niveau d'assistance électrique dont bénéficient les moteurs à essence 1,6 litre de la nouvelle Kia K4. Les Coréens vont ainsi à l'encontre de la tendance actuelle, qui veut que tous les véhicules à combustion soient au moins un peu hybrides. La marque peut se le permettre, car avec les modèles EV entièrement électriques, Kia propose déjà toute une gamme de voitures sans émissions pour compenser le surplus de CO2.
La K4 doit aller chercher ceux qui apprécient la ligne de design actuelle de Kia, mais qui souhaitent remettre à plus tard la conduite électrique - complète ou partielle. Seule la motorisation de base, un trois cylindres turbo d'un litre de cylindrée et 85 kW (115 ch), fait appel à la technologie mild hybrid. Le petit groupe peut en faire bon usage, surtout au démarrage - qu'il s'agisse d'une boîte manuelle ou d'une boîte à double embrayage à sept vitesses en option.
Lors de notre premier essai avec des véhicules de présérie, nous avions à notre disposition la K4 avec sa version moteur intermédiaire. Celle-ci tire 110 kW (150 ch) de son quatre cylindres turbo de 1,6 litre. Pour ceux qui souhaitent encore plus de puissance, le moteur est également disponible avec 132 kW (180 ch). Le double embrayage à sept vitesses est standard sur les 1,6 litres. Une variante entièrement hybride devrait tout de même apporter plus tard un peu plus de sensations électriques dans la voiture.

C'est déjà le cas dans l'habitacle de la K4 : L'agencement du cockpit s'inspire fortement des modèles électriques de Kia, possède un large écran panoramique avec des instruments numériques, un cluster de commandes de climatisation et un système d'infodivertissement. Les lignes d'équipement supérieures proposent en plus une station de chargement inductive pour téléphone portable, un système audio Harman/Kardon et des sièges chauffants et ventilés. Ils ne sont toutefois pas disponibles en cuir, Kia adoptant la même approche de durabilité que pour les véhicules électriques et ne garnissant les sièges que de similicuir.
La Ceed, prédécesseur officieux de la K4, était également plus communicative à cet égard. En principe, la K4, malgré son design audacieux, s'inspire clairement de la Ceed, se montre très simple et s'utilise sans aucun mystère. Kia renonce complètement à toute expérimentation et intègre encore diverses touches et boutons réels. La plus grande concession à la modernité : celui qui le souhaite peut utiliser son smartphone comme clé virtuelle pour l'accès et le démarrage. Mais ce n'est pas une obligation - des clés normales sont fournies.

La K4 se montre tout aussi ordinaire au niveau de la conduite. Sa suspension est confortable, mais suffisamment ferme pour les virages européens. La direction, plus directe que celle de la Ceed selon Kia, n'exagère pas le dynamisme, mais offre un mélange équilibré de précision et de confort. Si l'on veut être plus sportif, il vaut mieux opter pour l'équipement haut de gamme GT-Line. La GT-Line se limite toutefois à un look légèrement plus agressif et à des jantes plus grandes avec des pneumatiques plus larges.
En résumé, la K4 de 4,44 mètres de long laisse une impression solide. Pour une compacte, l'espace disponible pour les passagers et les bagages (438 à 1217 litres de volume de coffre) est également très bon - si aucune K4 break n'est prévue, ce ne serait pas forcément une fautre stratégique. Reste la question du prix. Elle est restée sans réponse jusqu'à la clôture de la rédaction (décembre 2025). Nous nous attendons à des tarifs similaires à ceux de la Ceed, c'est-à-dire à partir d'environ CHF 25'000.- pour la version de base jusqu'à près de CHF 40'000.- pour la version haut de gamme. Le fait que la K4 soit construite au Mexique (l'usine européenne sera dorénavant utilisée pour les véhicules électriques) n'a donc aucune influence sur les tarifs.
Auteur Simon Tottoli / Photos usine